2026-10-22
Nous avons des choses à dire ! Appel à la grève le 24 octobre et préparation d’une grève massive généralisée le 5 novembre et au-delà.
La mobilisation interprofessionnelle est massive, mais aucune réponse du Gouvernement !
Le mouvement initié par les lycéen·nes puis rejoint par les étudiant·es, s’est désormais élargi pour devenir une mobilisation interprofessionnelle. Les revendications convergent : le refinancement des services publics, la lutte contre les violences policières, l’augmentation des salaires et des rémunérations, le combat contre la vie chère...
Avec près de 800 000 personnes mobilisées dans les rues en France, le mouvement prend une ampleur considérable. Par son caractère massif et la convergence des luttes qu’il incarne, il s’inscrit d’ores et déjà dans une dynamique de mobilisation historique !
Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron baignent dans la réponse sécuritaire, pour autant personne n’est dupe : aucune réponse aux revendications sociales n’a encore été donnée et l’heure est toujours à l’austérité pour le projet de loi de finances (PLF) et projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). C'est inacceptable !
La mobilisation doit donc se renforcer !
La CGT Spectacle salue les assemblées générales qui se multiplient ces derniers jours notamment chez les étudiant·es de nos secteurs, qui ont appelé à la convergence avec les travailleur·euses.
Ils et elles sont les professionnel·les de demain et nous saluons leur mobilisation et leur détermination.
Les travailleur·euses de nos secteurs ont aussi toutes les raisons de continuer à amplifier le mouvement.
Depuis plusieurs mois, nous subissons de plein fouet la baisse de l’activité, les coupes budgétaires et la dégradation de nos salaires et le manque criant de considération pour nos métiers.
À ces difficultés s’ajoutent de nouvelles menaces : nous savons que certain·es de nos employeur·euses envisagent de sacrifier les technicien·nes lors de la prochaine négociation sur l’assurance chômage.
Nous savons également que le PLF fait peser une menace sur des centaines d’emplois dans l’audiovisuel public, au sein des lieux labellisés et des équipes artistiques dans le secteur public du spectacle vivant. L'IA générative est utilisée par nos patron·es pour supprimer des postes et vider de leur sens nos métiers, notamment quand ils relèvent d'un statut d'auteur·rice.
Face à ces attaques répétées et à l’incertitude qui pèse sur notre avenir, nous ne pouvons pas rester silencieux·euses. Il est indispensable de nous mobiliser, de rendre nos professions visibles et de faire entendre nos revendications. Nous aussi, nous avons notre mot à dire et nous devons être entendu·es !
Construisons les grèves ces prochains jours
Comme depuis le début de la mobilisation, la CGT Spectacle appelle nos professions à se mettre en grève pour les prochaines dates de mobilisation, notamment samedi 24 octobre et à se rendre massivement dans les mobilisations pacifiques partout dans le pays.
Nous devons mettre à l’ordre du jour de l’agenda politique toutes les questions sociales qui se posent au niveau interprofessionnel et le combat contre les fascistes qui tentent de récupérer le mouvement.
Multiplions les AG et les initiatives partout sur les lieux de travail. Soyons prêt·es à construire une lutte sur le long terme et à suivre les différents appels à venir notamment en vue de construire une grève généralisée à partir du 5 novembre.
Notre fédération a la particularité de représenter une diversité de régimes et de statuts et, pour beaucoup de précaires qui ne sont pas salarié·es ou pour qui le travail se fait rare, la grève n'est pas possible. Nous devons donc utiliser d'autres outils pour continuer à construire le rapport de force et nous appelons dans ce sens la profession à construire des actions visibles partout où cela est possible.
La CGT Spectacle revendique :
- 1% du budget du PIB alloué aux politiques publiques de la culture
- Pas de licenciements économiques dans nos secteurs
- Le refinancement pérenne des services publics des arts et de la culture et de l'audiovisuel public
- Le refinancement du fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle, Fonpeps, à hauteur de 65 millions d’euros
- Le refinancement de la part collective du Pass Culture afin de garantir à chaque élève l’accès à des œuvres
- Une continuité de revenu pour les Artistes auteur·rices
- L’augmentation générale des salaires, des rémunérations et du point d'indice pour les enseignant·es artistiques, ainsi que l’égalité salariale femmes-hommes
- La préservation et les améliorations (accord du 27 octobre 2023) du régime spécifique d’assurance chômage des intermittent·es du spectacle et de nos droits sociaux, notamment la formation professionnelle
- L'arrêt des attaques démagogiques contre l'allocation pour frais d'emploi des journalistes, au profit d'une vraie concertation sur les salaires dans la profession
Vive les luttes de la jeunesse !
Vive la lutte interprofessionnelle !
Vive la solidarité !