2026-10-23

La Cgt Spectacle dénonce une répression sans précédent du mouvement social en cours

Nous dénonçons l'institutionnalisation des violences policières, qui engendrent des blessures graves, jusqu'à des mutilations, ainsi que les milliers d'arrestations arbitraires suivies de gardes à vue abusives.

Nous dénonçons une gestion inacceptable du « maintien de l’ordre », comme la pratique récurrente des nasses (encerclement de manifestant·es ou de passant·es qui restreint la liberté de manifester ou de circuler) dans les mobilisations, dont l’ONU (Organisation des Nations Unies) a pourtant déjà dénoncé les dérives en France.
Autre exemple, la France est le seul pays européen à utiliser des grenades de désencerclement, véritables armes de guerre.
Nous dénonçons les atteintes à la liberté de la presse et à l'intégrité physique des journalistes, dont certain·es ont été délibérément visé·es par les forces de l'ordre.

C’est dans ce contexte extrêmement tendu que nous avons malheureusement appris le décès d’un collègue intermittent.
Nous nous joignons à la douleur de sa famille et de ses proches.
Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.

Nous dénonçons enfin les annulations de manifestations, modifications de parcours imposées en dernière minute et les couvre-feux, alors que les revendications de la jeunesse et du monde du travail n’ont toujours pas été entendues.

Tout cela est une grave remise en cause du droit de contester et une négation des fondements de notre démocratie, basée sur la liberté d'expression. La crise actuelle est le résultat de 10 ans de refus de dialogue social du président Macron.

Nous rappelons notre appel à la grève demain, samedi 24 octobre, que de nombreux rassemblements et manifestations sont maintenus et qu’il est toujours possible de tenir des piquets de grève devant son lieu de travail et de trouver des moyens de nous faire entendre.

Ne lâchons rien !

Fédération Cgt du Spectacle, 23 octobre 2026.
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